ce 14/11, déjà 8 ans et 4 mois d'absence pour Eddy...

ce 14/11, déjà 8 ans et 4 mois d'absence pour Eddy...
Le temps passe mais la douleur est bien présente. Tu nous manques tellement.

Merci Sophie pour le montage. Bisous

# Posté le samedi 14 novembre 2009 11:10

Sois tranquille - Emmanuelle Moire

http://www.youtube.com/watch?v=2EpsTggBrrE

Je sais la peine , je sais les pleurs & les pensées
Que les mots ne peuvent apaiser
Je sais l'absence , je sais le manque & les regrets
Les souvenirs qu'il faut revivre & partager
Je sais tout ce qui est en toi

Sois tranquille , tout va bien ,
Sois tranquille , je suis serein
Je repose en paix
Où je vais
Sois tranquille , ce n'est rien ,
Sois tranquille , j'en ai besoin
& Je m'enserre , je me libère enfin

Je sais le temps , je sais les heures , les nuits passées
Que les rêves ne peuvent soulager
Je sais l'effort & le courage à retrouver
Ce souvenir qu'il faudra vivre & continuer
Je sais tout ce qui est pour toi

Sois tranquille , tout va bien ,
Sois tranquille , je suis serein
Je repose en paix
Où je vais
Sois tranquille , ce n'est rien ,
Sois tranquille , j'en ai besoin
& N'oublie pas , n'oublie pas
Je suis là , je suis là
Je suis là , là ..

Sois tranquille , tout va bien ,
Sois tranquille , je suis serein
Je repose en paix
Où je vais
Sois tranquille , tout va bien,
Sois tranquille , & sois certain
Où que tu sois , je veille sur toi
Mon frère

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 03:30

"Nous sommes leur paradis"

"Nous sommes leur paradis"
EXTRAIT DU LIVRE "NOUS SOMMES LEUR PARADIS"
En nous rendant visite, les esprits nous gratifient d'un merveilleux cadeau. Quand un enfant décède, sa famille en conçoit une souffrance qui s'exprime de diverses manières. En général, les mamans ont l'impression d'être déchiquetées de l'intérieur, le chagrin les ligote, elles ne parviennent plus à aller de l'avant. Leur gorge se noue le jour où elles apprennent la mort de leur petit et ne se dénouera plus. Elles ne peuvent prendre la parole sans se mettre à pleurer. Elles se revoient en train de serrer contre elles leur bébé, de préparer son sandwich favori à leur adolescent, ce sandwich dont les adultes mêmes continuent de raffoler parce qu'il vient de leur mère et symbolise l'amour qu'elle leur porte.
Les personnes endeuillées tendent à se sentir coupables dès qu'elles passent une bonne journée. Pourtant, il est essentiel, après la perte d'un être cher, de réapprendre à vivre. Des parents affligés doivent s'obliger à poursuivre leur route, pour la sauvegarde de leur famille. Frères et soeurs ne verront bientôt plus, sinon que l'acharnement manifésté par leurs père et mère à ne songer qu'à leur enfant disparu et pourront se sentir rejetés. Or les esprits ne veulent surtout pas que leur départ détourne leurs proches de ceux qui sont demeurés ici-bas. Ainsi les petits morts ne souhaitent-ils guère autre chose que revoir un sourire se dessiner sur les lèvres de leurs géniteurs. Une mère qui a donné la vie à un enfant se trouve soudain mise au défi d'admettre que cet enfant, en dépit de son décès, se trouve toujours auprès d'elle. Certes, la chose est plus facile à dire qu'à faire, il s'agit même d'une tâche colossale. Mais il est capital, pour tous ceux qu'un être cher a quittés, de faire l'effort de dépasser leur souffrance. Leur santé en dépend. Il convient d'inventer de nouvelles déclinaisons de l'amour puisque, désormais, ni les baisers ni les câlins ne sont plus possibles. Alors parlez à ceux que vous avez perdus, dégustez leurs plats préférés, gardez près de vous une photo susceptible de vous aider à rétablir le contact. N'oubliez jamais ceci: ils vous entendent, ils vous touchent. A vous d'apprendre à leur tendre la main.Comblez le retard que vous avez pris sur eux. Car eux tentent, depuis l'instant de leur départ, de renouer les liens qui vous unissaient.

# Posté le lundi 24 août 2009 11:54

"Nous sommes leur paradis"

EXTRAIT DU LIVRE "NOUS SOMMES LEUR PARADIS"
En nous rendant visite, les esprits nous gratifient d'un merveilleux cadeau. Quand un enfant décède, sa famille en conçoit une souffrance qui s'exprime de diverses manières. En général, les mamans ont l'impression d'être déchiquetées de l'intérieur, le chagrin les ligote, elles ne parviennent plus à aller de l'avant. Leur gorge se noue le jour où elles apprennent la mort de leur petit et ne se dénouera plus. Elles ne peuvent prendre la parole sans se mettre à pleurer. Elles se revoient en train de serrer contre elles leur bébé, de préparer son sandwich favori à leur adolescent, ce sandwich dont les adultes mêmes continuent de raffoler parce qu'il vient de leur mère et symbolise l'amour qu'elle leur porte.
Les personnes endeuillées tendent à se sentir coupables dès qu'elles passent une bonne journée. Pourtant, il est essentiel, après la perte d'un être cher, de réapprendre à vivre. Des parents affligés doivent s'obliger à poursuivre leur route, pour la sauvegarde de leur famille. Frères et soeurs ne verront bientôt plus, sinon que l'acharnement manifésté par leurs père et mère à ne songer qu'à leur enfant disparu et pourront se sentir rejetés. Or les esprits ne veulent surtout pas que leur départ détourne leurs proches de ceux qui sont demeurés ici-bas. Ainsi les petits morts ne souhaitent-ils guère autre chose que revoir un sourire se dessiner sur les lèvres de leurs géniteurs. Une mère qui a donné la vie à un enfant se trouve soudain mise au défi d'admettre que cet enfant, en dépit de son décès, se trouve toujours auprès d'elle. Certes, la chose est plus facile à dire qu'à faire, il s'agit même d'une tâche colossale. Mais il est capital, pour tous ceux qu'un être cher a quittés, de faire l'effort de dépasser leur souffrance. Leur santé en dépend. Il convient d'inventer de nouvelles déclinaisons de l'amour puisque, désormais, ni les baisers ni les câlins ne sont plus possibles. Alors parlez à ceux que vous avez perdus, dégustez leurs plats préférés, gardez près de vous une photo susceptible de vous aider à rétablir le contact. N'oubliez jamais ceci: ils vous entendent, ils vous touchent. A vous d'apprendre à leur tendre la main.Comblez le retard que vous avez pris sur eux. Car eux tentent, depuis l'instant de leur départ, de renouer les liens qui vous unissaient.

# Posté le lundi 24 août 2009 11:53

Vivre ou survivre au décès d'un enfant

Après la mort de son enfant : survivre ou revivre. (Conférence d'Annick ERNOULT )

Nous sommes des rescapés d'un cataclysme familial et ce drame va suivre toute notre vie... Il est important de savoir que, d'après une récente étude Danoise, nous sommes en danger dans les trois premières années qui suivent la mort de nos enfants. La première question que l'on se pose après la mort de nos enfants est :

Est-ce que j'ai envie de continuer à vivre sans cet enfant ?

Honnêtement, je crois que beaucoup de gens répondent à cette question : Non ! je n'ai plus envie de continuer à vivre.....

Avec un recul de 21 ans je peux vous dire:" Au début nous survivons et revivre ne peut s'envisager qu'après plusieurs années."

Qu'est-ce qui peut nous aider à revivre ?

Une étude anglaise sur le deuil montre que l'étau physique (gorge serrée, poids sur les épaules...) ne commence à se desserrer qu'à partir de la 5ème année de deuil. C'est long !... Alors que la société nous le refuse accordons-nous le droit d'être mal pendant toutes ces années. Mais comment ?

Tout d'abord, faire preuve de patience !

patience vis-à-vis de nous-mêmes.
patience envers les autres qui ne peuvent pas comprendre ce que nous sommes en train de traverser : la famille ; ceux qui nous entourent ; ceux qui ne cheminent pas au même rythme que nous. Nous sommes déçus, car nous n'avons pas l'aide attendue. Nous souffrons de solitude. Certains nous disent "de tourner la page"...

L'idée n'est pas de tourner la page, mais d'écrire cette page et jusqu'au bout !

Ne nous répétons pas sans arrêt : je n'y arrive pas ! De toute façon, ça n'ira jamais mieux !

En parler.

La parole et la mort ne vont pas bien ensemble. Pourtant il faut en parler tout de suite pour ne pas laisser s'enkyster notre douleur. Autour de nous, on nous dit tout le contraire. Nous dépensons plus d'énergie à conserver nos émotions qu'à les laisser s'exprimer. En parler fait du bien, même si ça ré-ouvre les émotions... Donnons-nous ce droit de dire même plusieurs années après : Je suis ravagé !


Ce qui nous pèse le plus, c'est ce visage souriant que nous nous donnons parfois. Les gens ne peuvent pas deviner nos besoins. Quelques fois, reconnaissons-le, nous aider est "Mission impossible". Il faut que les gens sachent nous écouter sans nous conseiller... mais sachent aussi donner des conseils au bon moment... A cet entourage, j'ai envie de dire : "surtout ne nous jugez pas. Accueillez-nous et aimez-nous tels que nous sommes !" En couple, apprenons à dire mutuellement nos besoins pour rejoindre l'autre. La souffrance sépare. C'est difficile de souffrir à deux ! Nous avons tous des cicatrices physiques. A certains moments elles démangent, rougissent.

Alterner les temps de "décentrage" et les temps de "recentrage" sur nous-mêmes.

Ces périodes de "recentrage" nous fatiguent et nous prennent beaucoup d'énergie. La fuite nous tente devant ce face-à-face avec la souffrance....

Les temps de "décentrage" (appelés " distraction " par Christian BOBIN) sont des activités, des moments où on se laisse entraîner par les autres. Alternons ces temps-là.

Après le deuil de notre enfant, nous n'avons pas envie de nous poser cette question, comme si se faire du bien était trahir notre enfant. Nous avons honte d'aller bien. Prendre soin de soi au cours du deuil ? On ne se l'autorise pas ! Donnons-nous ce droit d'aller bien !

Équilibrer des temps de solitude et de rencontre.

L'isolement, c'est quelque chose que nous n'avons pas choisi. L'isolement, c'est ce que nous ressentons quand la société nous empêche de montrer notre tristesse, quand les amis fuient, quand le silence se fait lorsque nous arrivons quelque part, quand les gens traversent la rue pour ne pas nous rencontrer. La solitude, c'est ce temps où nous nous rencontrons nous-mêmes... et je crois que dans ce temps nous nous reconstruisons. Ce temps, il faut nous le donner ! La solitude, c'est aussi ce temps où nous rencontrons notre enfant qui n'est plus là. Équilibrons les temps de solitude et les temps avec les autres. Nous avons besoin de nous retrouver avec des "PAIRS" car l'incompréhension à l'extérieur est trop grande. Nous ne pouvons pas dire avec des mots ce que nous ressentons. Nous éprouvons des sentiments jamais éprouvés. Cette intensité de vécu est écrasante à certains moments.

Il faut s'appuyer sur l'authenticité.
Qu'est-ce qui a été VRAI dans ma journée ?
Qu'est-ce qui a été positif ?... Qu'est-ce qui a été beau ?...

Ce peut être le soleil... une rencontre... un sourire... un coup de fil.

Pour notre entourage le temps qui passe provoque un effacement, comme une gomme. Aller mal devient inacceptable. Certaines personnes nous disent :

Tu verras, avec le temps ça ira mieux !.. Dans 1 an, ça ira mieux !..

Avec le temps, rien ne change ! Nous n'osons plus dire que ça va mal de peur d'être mal vu, de peur de se retrouver seuls

Le temps devient notre ami quand nous avons compris que nous n'oublierons jamais notre enfant... même 50 ans après !.. La présence intérieure habitera une partie de notre coeur, mais pas tout notre coeur.

Nos enfants décédés nous font grandir le coeur.... Nous réalisons, alors, que nous ne sommes plus dévastés, brûlés de l'intérieur... que, peut-être, ce "labourage de notre terre intérieure" va permettre de semer des graines nouvelles.
Parfois, on me parle "d'acceptation"... de "phases" à traverser... Il n'y a pas de "phases" dans le deuil, il n'y a que des "allers-retours". Nous pouvons être encore en colère ou tristes 20 ans après et avoir des bouffées de colère forte qui reviennent. Nous sommes constamment ballottés entre l'avenir et le passé, le "ça va" et le "ça ne va pas". J'ai remplacé le mot "acceptation" par le mot "intégration". Je ne peux pas accepter d'avoir perdu mon enfant, mais je peux l'intégrer, lui donner une place dans ma vie.
La mort d'un enfant fait partie des évènements qui n'ont pas de sens en eux-mêmes. C'est l'absurde total ! Le sens va se construire à partir de nous. Il n'y a pas une voie, il y a autant de voies que de personnes. C'est un vrai travail à faire sur nous.

Comment vais-je donner du sens ?..

Il peut s'agir de changer une relation avec ceux qui me sont les plus proches Avec notre conjoint essayons de nous retrouver sur des choses plus constructives.

Cette peine-là nous suivra toute notre vie ! Personne ne peut nous l'enlever. Avec beaucoup de temps, il faut y croire, nous penserons à cette peine sans qu'elle nous déchire, nous décape à l'intérieur. L'émotion que nous ressentirons ne nous empêchera plus d'aller de l'avant.

Christian BOBIN dit : " On peut se laisser dépérir par le manque. On peut aussi y trouver un surcroît de vie !" C'est ce que je souhaite à chacun et chacune de vous !

Conférence de A. Ernoult. Octobre 2005.

# Posté le mardi 18 août 2009 16:33

Ce 1er aout Eddy aurait fêté ses 40 ans

Ce 1er aout Eddy aurait fêté ses 40 ans
Merci Sophie pour le montage.
40 ans, une fête surprise qu'il n'aura pas... que la vie est cruelle.

# Posté le mardi 11 août 2009 12:31

A faire circuler: disparition à Maubeuge

A faire circuler: disparition à Maubeuge

# Posté le mercredi 05 août 2009 14:58

ce 14/7, déjà 8 ans que Eddy a perdu la vie si vite et a rejoint le ciel... (Sophie)

ce 14/7, déjà 8 ans que Eddy a perdu la vie si vite et a rejoint le ciel... (Sophie)
Merci Sophie pour tes pensées en ce 14 juillet.

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 17:45

14 juillet 2001-14 juillet 2009

14 juillet 2001-14 juillet 2009
Un dernier clin d'oeil pour nous rassuer
Ce 14 juillet ta moto tu as enfourché
Malgré le temps maussage
Tu as voulu cette balalde
Cette balade qui la dernière sra
afin de rejoindre l'au-delà
nous laissant avec notre désarroi.

Tant de quetions sans réponses
Haure du constat de ton décès par la police: 14h53
As-tu été tué sur le coup? as-tu souffert avant l'arrivée des secours??? Quelles ont été tes dernières pensées si c'est la cas?
Que c'est dur! Comment pesner à autre chose comme a osé me dire une collgèe cet avant-midi?
Il faur le vivre pour comprendre.


# Posté le mardi 14 juillet 2009 17:04

Le livre de la vie (NancyL)

Le livre de la vie (NancyL)
Bientôt 8 ans que ton beau Eddy est devenu un ange
Le temps passe mais la souffrance ne prend pas de vacances !!!
Courage Lucienne, c est dure comme au premier jour si ce n est pas plus !!!
Bizzzzzous NancyL


Le livre de la vie s''est refermé. On voudrait tant revenir à la page où on était heureux...

Merci Nancy

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 17:06