POÈME 139 (La Gentiane)
Mon fils, ma bataille
La vie est un long chemin sinueux
Tu en as raté un virage
Tout s'est écroulé
Destin combien cruel
Je ne trouve pas les mots pour exprimer ma douleur
Une partie de moi s'en est allée
Pourtant, je sais que tu es très proche, comme auparavant
Tu me manques... tellement
Toutes mes pensées vont vers toi
Et toujours la même question hante mon esprit : pourquoi ?
Je t'aime et tu seras toujours au fond de mon c½ur
Ta petite maman chérie, comme tu m'appelais si souvent
POÈME 169 (La Gentiane)
14 juillet 2002
Un an déjà
Un an déjà que tu nous as quittés
Et je reste là, désemparée
Je t'appelle, tu ne réponds pas
Qu'est encore ma vie sans toi ?
Un gouffre, dans lequel je m'enfonce pas à pas
Ma vie est une vallée de pleurs
Où il n'y a que douleur
Je ne connais plus le rire
Je sais encore à peine sourire
Tes deux champions s'ennuient de toi
Écoute plutôt leur voix :
« Mamy, fais venir une magicienne
Pour que papa revienne »
Tu avais le mal de vivre
J'ai le mal de toi, un an déjà...
Ce jour-là, j'ai perdu la bataille
Tu as gagné ton combat
Es-tu au moins heureux là-bas ?
Dis-moi, qui est près de toi ?
Dis-moi, tu ne dois pas être fier de moi
Y a-t-il quelqu'un pour te serrer dans ses bras ?
Novembre 2002
Quand je t'ai vu pour la dernière fois
Tu reposais là, serein, heureux
Plus de larmes dans tes yeux,
Plus de tristesse dans ton coeur,
Sur tes lèvres, le sourire du bonheur
Je t'ai serré dans mes bras,
Ma tête contre ton front déjà froid,
Je t'ai embrassé longuement, une dernière fois
Je t'ai répété mon amour .... tout bas
Pourquoi? pourquoi?
J'aurais voulu rester près de toi,
Te serrer éternellement dans mes bras
Te vie ici-bas se termine là
Va, sois heureux la-bas.
Mes pensées s'envolent vers toi
Je vis l'enfer ici-bas
Depuis que tu n'es plus là
Sur mes jours chaque jour, des larmes glissent
Je sais que tu ne voudrais pas me voir triste
Penser à ton rire, à ton sourire
Ne me donne que soupirs
Quand mon heure sonnera,
Accueille-moi auprès de toi
Et ensemble nous pourrons enfin
Nous souvenir des jours lointains.
20 novembre 2002
Ce soir en me couchant,
J'ai regardé le firmament
Une étoile de mille feux y brillait
Cette étoile pour moi scintillait,
Cette étoile, c'était toi.
Longtemps je suis restée là
Attendant un signe de toi
Tu m'as souri, je t'ai souri,
Le ciel soudain s'est assombri
Tu as disparu,
comme tu étais venu.
15 février 2003
A Christelle et à Eddy dont l'enfance a été volée
A tous ceux qui ont subi les sévices d'un être sans vergogne
Comment aurions-nous pu deviner
Que dans cette ville, ce village tranquille
Un vautour attendait la proie facile.
Comment aurions-nous pu savoir
Que votre visage innocent
Cachait autant de tourments
Comment aurions-nous pu savoir
Pourquoi dans vos yeux d'enfant
Coulaient des larmes de sang
Pourquoi ne pas avoir parlé ?
Directement nous informer
Plutôt que dans votre souffrance vous retirer ?
Votre douleur fut poignante et longue
Pour arriver à ce triste épilogue
La douleur vous a minés, rongés,
Vous ne pouviez plus continuer.
A nos enfants martyrs
Que de tout c½ur nous avons chéris
Je voudrais dire pardon
Pardon de n'avoir pas deviné,
Pardon de n'avoir peut-être pas compris
Combien votre c½ur était meurtri
Nous sommes fiers de vous
Pour ce que vous nous avez apporté
Amour, tendresse et parfois complicité
Vous avez choisi votre voie
Soyez heureux là-bas
Eddy, je te confie Christelle
Qui comme toi a mené le même combat
Pensez à nous que vous avez aimés ici-bas.
On vous aime et jamais on ne vous oubliera.
Vous nous manquez.... tellement
Dominique et Lucienne, des parents meurtris par la perte de leurs enfants